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Homélie : LE TEMPS D’UNE TRANSFORMATION SPIRITUELLE.

le tps de la transformation
Christ Mag

Un proverbe Iranien dit : « La nécessité peut changer un lion en un renard. » Un autre proverbe ajoute : « Si vous dansez avec le diable, vous ne pouvez pas le transformer mais il se transformera. »
Beaucoup de gens souffrent aujourd’hui, non pas tant du culte de la personnalité, mais surtout du culte du corps. Nous vivons dans un monde où tous aimeront avoir un corps mince avec des muscles développés. Les publicités et les médias portent aujourd’hui sur la forme dite du ‘corps de star’. Nous voulons donc tous une transformation physique. Dans cette frénésie de transformation physique, personne ne pense à la transformation de l’esprit. Notre corps nous préoccupe plus que notre esprit. Le voyage du Carême résonne aujourd’hui sur ce besoin de changement spirituel ou sur le métabolisme de notre esprit. Nous sommes tous invités à subir un processus de transfiguration, c’est-à-dire à avoir non pas un changement quantitatif, mais plutôt qualitatif dans notre être. La transfiguration est en fait notre vocation, ce à quoi Dieu nous appelle en tant que chrétiens.
La première lecture d’aujourd’hui est la narration de la vocation d’Abraham, un voyage de transformation qui fera de lui, de l’homme sans fils au père d’un nombre de peuple. Avec l’appel d’Abram, nous apprenons que toute transformation est un appel à passer d’une réalité antérieure à une nouvelle ; d’un lieu de stérilité précédent à un autre de fertilité. Ainsi, le Seigneur a appelé Abram, disant : « Quitte ton pays, ta parenté et la maison de ton père, et va vers le pays que je te montrerai. Je ferai de toi une grande nation. »
De notre côté, comme Abram, nous n’avons pas à avoir peur d’aller vers l’inconnu. La peur paralyse et entrave tout chemin vers la transformation. En tant que chrétiens, il est indispensable pour nous d’entreprendre ce chemin de transformation avec Dieu. Nous devons, d’une manière ou d’une autre, quitter nos ‘pays’, c’est-à-dire nos zones de confort et nous ouvrir à de nouvelles réalités, avec tout ce que ce voyage pourrait avoir comme surprises et difficultés. Puissions-nous ne pas manquer de dire que tout voyage à ses côtés difficiles ; la plupart du temps, le voyage vers l’inconnu est fait de croix. Ainsi, saint Paul, dans la deuxième lecture, peut en faire une exhortation pour tous : « Fils bien-aimé, avec la force de Dieu, prends ta part des souffrances liées à l’annonce de l’Évangile. » N’ayez pas peur de souffrir. Craignez plutôt de manquer l’occasion de vous transformer de votre ancien être en un nouveau.
L’Évangile a un message plus grand sur la transformation. Il s’agit de la Transfiguration du Christ sur le Thabor. Nous apprenons ici que ce qui importe le plus n’est pas la transformation corporelle, mais le spirituel. Matthieu raconte l’histoire de la transfiguration du Seigneur devant trois de ses disciples. L’on semble nous dit que nous aussi pouvons vivre un si grand événement de transformation ou de transfiguration si nous prenons le temps d’écouter la voix du Père.
Au centre de la scène de la transfiguration se trouvent deux éléments, la voix qui se fait entendre et la révélation sur la Passion du Seigneur. La voix présente Jésus. Une autre épiphanie avec une recommandation : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie : écoutez-le ! » Et puis le deuxième élément, ce dont Moïse et Élie discutent avec le Seigneur, ses souffrances et sa mort.
À propos de la transfiguration du Christ et de notre propre transfiguration personnelle, le Catéchisme a un bel article. Il affirme : « Au seuil de la vie publique : le Baptême ; au seuil de la Pâque : la Transfiguration. Par le Baptême de Jésus « fut manifesté le mystère de notre première régénération » : notre Baptême ; la Transfiguration « est le sacrement de la seconde régénération » : notre propre résurrection. Dès maintenant nous participons à la Résurrection du Seigneur par l’Esprit Saint qui agit dans les sacrements du Corps du Christ. La Transfiguration nous donne un avant-goût de la glorieuse venue du Christ « qui transfigurera notre corps de misère pour le conformer à son corps de gloire » (Ph 3, 21). Mais elle nous rappelle aussi qu’ »il nous faut passer par bien des tribulations pour entrer dans le Royaume de Dieu » » CEC. 556.
De la liturgie d’aujourd’hui, nous avons une invitation spéciale à ne pas avoir peur d’écouter le Seigneur qui nous appelle à un voyage de transformation. En fait, ce temps de Carême est la grande opportunité pour nous de rayonner, de nous transformer. Cependant, tout comme l’œuf ne peut pas devenir un poussin sans souffrance, nous ne pourrons pas non plus nous transformer en véritables disciples sans l’expérience de la Croix. La transfiguration du Christ annonce sa passion, sa mort et sa résurrection. Notre propre transfiguration suivra également le même schéma. La croix se dresse comme l’autoroute ou le pont vers la glorification.

Stan le Héros

R Kappy louis

Christ Mag
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louis kappy

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