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ANNONCIATION DU SEIGNEUR : A LA GENÈSE DE LA VIE.

genèse
Christ Mag

Un proverbe Congolais dit : « Les enfants sont la récompense de la vie. » Un autre proverbe Tibétain ajoute : « Qui sauve une vie, sauve le monde entier. »
La solennité d’aujourd’hui marque le point de départ d’un mystère qui se manifestera pleinement dans neuf mois, le Mystère de l’Incarnation. Dieu, aujourd’hui, devient homme dans le ventre d’une humble Vierge. À l’Annonciation, l’Archange Gabriel révèle à Marie le plan de Dieu sur sa vie. À ce projet, Marie donne son « Fiat voluntas tua ! » (Que ta volonté soit faite), et dans son humilité, elle conçoit le Fils de Dieu, le Sauveur de l’humanité, par la puissance du Saint Esprit. A l’instant même où Marie a consenti à la volonté de Dieu, le Fils de l’Homme a commencé à être un homme.
L’une des plus belles leçons que nous pouvons tirer du mystère de l’Annonciation porte sur « où et quand commence la vie ? » C’est aussi l’une des plus grandes questions de bioéthique. Quand est le vrai début de la vie ? À quel moment un fœtus peut-il être appelé un être humain ? À travers ces interrogations, nous soulevons une préoccupation sur de nombreuses véritables questions sociales, politiques et médicales, parmi lesquelles celles de l’avortement et de la manipulation génétique des cellules souches embryonnaires humaines.
Le Catéchisme, à propos de l’Annonciation, dit : « L’Annonciation à Marie inaugure la « plénitude des temps » (Ga 4, 4), c’est-à-dire l’accomplissement des promesses et des préparations. Marie est invitée à concevoir Celui en qui habitera « corporellement la plénitude de la divinité » ». Cette plénitude des temps ici mentionnée n’est rien d’autre que le début de la vie de Dieu en tant qu’être humain. Ainsi, la vie commence à cette première minute de la conception et c’est la vie dans sa plénitude. Le fœtus ou les embryons ne sont pas des êtres à moitié humains. Ils sont pleinement humains, avec tout ce que cela signifie d’être un homme, méritant les mêmes droits et respect dont nous jouissons.
Les lectures proposées à notre médiation nous amènent à réfléchir sur le mystère de l’incarnation, son annonce prophétique à travers Isaïe au roi Acaz et son achèvement en Marie. Par l’intermédiaire d’Isaïe, le Seigneur Dieu annonce à Acaz le signe de la conception virginale : « Voici que la vierge est enceinte, elle enfantera un fils, qu’elle appellera Emmanuel, car Dieu est avec nous. »
Le Seigneur Dieu a choisi d’être avec son peuple, et il l’a fait sous les traits d’un petit enfant. Cela a commencé à la conception. Depuis cet instant de gestation de la vierge, Dieu était avec son peuple. Sous les marques de l’enfant à naître, c’est Dieu qui est avec l’humanité, en sa pleine image et ressemblance.
L’accomplissement de cette prophétie faite à Acaz a besoin de l’assentiment de l’homme, c’est-à-dire notre disposition et notre ouverture à faire la volonté de Dieu. Nous sommes tous appelés à pouvoir dire comme le psalmiste : « Me voici, Seigneur, je viens faire ta volonté. » L’auteur de la Lettre aux Hébreux le souligne d’autant plus. Dieu a besoin de l’approbation humaine, de notre ‘Fiat voluntas tua’ afin qu’il devienne l’un des nôtres.
L’Évangile nous enseigne que nous avons une représentante. Marie, au nom de l’humanité entière, a prononcé ce ‘Fiat’ : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » Après quoi, Dieu est devenu l’un de nous.
Le Fils de Dieu, incarné dans le ventre de la Vierge de Nazareth, est l’un de nous et un avec nous (Emmanuel) à partir de ce moment même de l’Annonciation. Les enfants aussi sont « l’un de nous » dès la première heure de leur conception. L’avortement de ce pas devient un déni de leurs droits. C’est un refus à Dieu de son droit de naître à notre ressemblance. Dieu a besoin de notre oui. Lorsque nous donnons notre consentement à l’avortement ou à toute loi autorisant la manipulation génétique des cellules souches embryonnaires, nous sommes comme en train de dire ‘non’ à la demande de Dieu d’être avec nous. A travers la pratique de l’Avortement, combien d’« Emmanuel » nous exterminons sous le couvert de la loi, alors que leur venue devait apporter la même joie qu’Elisabeth et Jean ont ressenti à la visitation de Marie et Jésus.
Le mystère de l’incarnation est un mystère de joie, comme toute nouvelle conception est cause de joie. Dieu venant être avec nous nous appelle à l’aimer à travers son Fils incarné. Ce mystère nous appelle également à montrer plus d’amour pour les enfants et surtout pour les enfants à naître.
Dans un monde soumis à tant de lois négativistes sur la vie, un monde où la vie humaine est en perte de valeur, la réflexion sur l’incarnation de Dieu sonne comme un avertissement fort. Nous sommes appelés à être pro-vie et à faire nôtres les principes de base de la bioéthique : le respect de l’autonomie, la non-malfaisance, la bienfaisance et la justice. Il s’agit de respecter le principe de l’autonomie de chaque vie, à commencer par le fœtus, du premier moment de la conception jusqu’à la mort naturelle. Le principe de la non-malfaisance consiste à se prévenir d’infliger des peines à la vie, et surtout à la vie de personnes sans défense et vulnérables. Le principe de bienfaisance revient à faire preuve de gentillesse et d’amour envers tous les êtres humains. Don Orione dirait : « faire du bien à tous. » Et enfin, le principe de justice, traiter tous les êtres comme si nous agissions avec nous-mêmes.
Que Dieu, venant être avec nous (Emmanuel), élève notre conscience de ces principes de base pour le bien-être et l’humanisation de notre monde.

Stan le Héros

Christ Mag
Tags : Annonciation du seigneurDieuGenèse de la viejesusMarie
louis kappy

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