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ANNONCIATION DU SEIGNEUR : A LA GENÈSE DE LA VIE.

genèse

Un proverbe Congolais dit : « Les enfants sont la récompense de la vie. » Un autre proverbe Tibétain ajoute : « Qui sauve une vie, sauve le monde entier. »
La solennité d’aujourd’hui marque le point de départ d’un mystère qui se manifestera pleinement dans neuf mois, le Mystère de l’Incarnation. Dieu, aujourd’hui, devient homme dans le ventre d’une humble Vierge. À l’Annonciation, l’Archange Gabriel révèle à Marie le plan de Dieu sur sa vie. À ce projet, Marie donne son « Fiat voluntas tua ! » (Que ta volonté soit faite), et dans son humilité, elle conçoit le Fils de Dieu, le Sauveur de l’humanité, par la puissance du Saint Esprit. A l’instant même où Marie a consenti à la volonté de Dieu, le Fils de l’Homme a commencé à être un homme.
L’une des plus belles leçons que nous pouvons tirer du mystère de l’Annonciation porte sur « où et quand commence la vie ? » C’est aussi l’une des plus grandes questions de bioéthique. Quand est le vrai début de la vie ? À quel moment un fœtus peut-il être appelé un être humain ? À travers ces interrogations, nous soulevons une préoccupation sur de nombreuses véritables questions sociales, politiques et médicales, parmi lesquelles celles de l’avortement et de la manipulation génétique des cellules souches embryonnaires humaines.
Le Catéchisme, à propos de l’Annonciation, dit : « L’Annonciation à Marie inaugure la « plénitude des temps » (Ga 4, 4), c’est-à-dire l’accomplissement des promesses et des préparations. Marie est invitée à concevoir Celui en qui habitera « corporellement la plénitude de la divinité » ». Cette plénitude des temps ici mentionnée n’est rien d’autre que le début de la vie de Dieu en tant qu’être humain. Ainsi, la vie commence à cette première minute de la conception et c’est la vie dans sa plénitude. Le fœtus ou les embryons ne sont pas des êtres à moitié humains. Ils sont pleinement humains, avec tout ce que cela signifie d’être un homme, méritant les mêmes droits et respect dont nous jouissons.
Les lectures proposées à notre médiation nous amènent à réfléchir sur le mystère de l’incarnation, son annonce prophétique à travers Isaïe au roi Acaz et son achèvement en Marie. Par l’intermédiaire d’Isaïe, le Seigneur Dieu annonce à Acaz le signe de la conception virginale : « Voici que la vierge est enceinte, elle enfantera un fils, qu’elle appellera Emmanuel, car Dieu est avec nous. »
Le Seigneur Dieu a choisi d’être avec son peuple, et il l’a fait sous les traits d’un petit enfant. Cela a commencé à la conception. Depuis cet instant de gestation de la vierge, Dieu était avec son peuple. Sous les marques de l’enfant à naître, c’est Dieu qui est avec l’humanité, en sa pleine image et ressemblance.
L’accomplissement de cette prophétie faite à Acaz a besoin de l’assentiment de l’homme, c’est-à-dire notre disposition et notre ouverture à faire la volonté de Dieu. Nous sommes tous appelés à pouvoir dire comme le psalmiste : « Me voici, Seigneur, je viens faire ta volonté. » L’auteur de la Lettre aux Hébreux le souligne d’autant plus. Dieu a besoin de l’approbation humaine, de notre ‘Fiat voluntas tua’ afin qu’il devienne l’un des nôtres.
L’Évangile nous enseigne que nous avons une représentante. Marie, au nom de l’humanité entière, a prononcé ce ‘Fiat’ : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » Après quoi, Dieu est devenu l’un de nous.
Le Fils de Dieu, incarné dans le ventre de la Vierge de Nazareth, est l’un de nous et un avec nous (Emmanuel) à partir de ce moment même de l’Annonciation. Les enfants aussi sont « l’un de nous » dès la première heure de leur conception. L’avortement de ce pas devient un déni de leurs droits. C’est un refus à Dieu de son droit de naître à notre ressemblance. Dieu a besoin de notre oui. Lorsque nous donnons notre consentement à l’avortement ou à toute loi autorisant la manipulation génétique des cellules souches embryonnaires, nous sommes comme en train de dire ‘non’ à la demande de Dieu d’être avec nous. A travers la pratique de l’Avortement, combien d’« Emmanuel » nous exterminons sous le couvert de la loi, alors que leur venue devait apporter la même joie qu’Elisabeth et Jean ont ressenti à la visitation de Marie et Jésus.
Le mystère de l’incarnation est un mystère de joie, comme toute nouvelle conception est cause de joie. Dieu venant être avec nous nous appelle à l’aimer à travers son Fils incarné. Ce mystère nous appelle également à montrer plus d’amour pour les enfants et surtout pour les enfants à naître.
Dans un monde soumis à tant de lois négativistes sur la vie, un monde où la vie humaine est en perte de valeur, la réflexion sur l’incarnation de Dieu sonne comme un avertissement fort. Nous sommes appelés à être pro-vie et à faire nôtres les principes de base de la bioéthique : le respect de l’autonomie, la non-malfaisance, la bienfaisance et la justice. Il s’agit de respecter le principe de l’autonomie de chaque vie, à commencer par le fœtus, du premier moment de la conception jusqu’à la mort naturelle. Le principe de la non-malfaisance consiste à se prévenir d’infliger des peines à la vie, et surtout à la vie de personnes sans défense et vulnérables. Le principe de bienfaisance revient à faire preuve de gentillesse et d’amour envers tous les êtres humains. Don Orione dirait : « faire du bien à tous. » Et enfin, le principe de justice, traiter tous les êtres comme si nous agissions avec nous-mêmes.
Que Dieu, venant être avec nous (Emmanuel), élève notre conscience de ces principes de base pour le bien-être et l’humanisation de notre monde.

Stan le Héros

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AMOUR ET SEXUALITE Quelles recettes pour une sexualité selon la volonté de Dieu?

sexualité

La sexualité, ne devrait plus être un tabou pour le chrétien moderne qui doit apprendre à marché selon la volonté de Dieu, raison pour laquelle nous faisons un tour en arrière pour vous publié un extrait de  Croire et comprendre de la collection de Guideme Gabriel sur l’Amour et la Sexualité.

Introduction

Un dicton très apprécié par les jeunes stipules que «  si l’amour est un péché, la jeunesse est une erreur ». Ce dicton exprime a souhait la confusion ou la fusion que les gens établissent entre l’amour et la sexualité. Il montre de même l’inflexion particulière de la jeunesse à la vie sexuelle et cela dans un cadre qui ne semble pas être normalisé. Ce dicton, est un argument pour sous-tendre et légitimer la vie sexuelle des jeunes, puisque ce stade de la vie les y expose. C’est juste, car la jeunesse est la période des grandes passions. C’est le stade de la vie où les différentes fonctionnalités endogènes, hormonales et psychologique sont à un niveau très sensible. La puberté ouvre l’œil de l’adolescent sur son compagnons du sexe opposé qui l’attire et non qu’il admire simplement. Ce qui compte désormais chez le copain ou la copine, ce n’est pas les jeux naïfs, mais les parties particulières de ce dernier ou de cette dernière. La fille est appréciée à partir de ses seins, son derrière, et au-delà on ne veut pas seulement voir, mais surtout toucher. Face à cette forte tentation et à l’exposition de la jeunesse dont les mœurs est de plus en plus corrompu, dans une société où le vagabondage sexuel est un exploit, comment le jeune chrétien doit-il se comporter ? Peut-on avoir raison de lier l’amour à la sexualité de manière univoque ? Que nous enseigne la Bible sur le sexe et la sexualité ? Quelles sont les astuces que nous pouvons proposer à la jeunesse chrétienne d’aujourd’hui pour avoir une sexualité exemplaire et une vie de témoignage exemplaire ? C’est à ces quelques questions que nous essayerons de répondre dans cette analyse. Elle ne se veut pas exhaustive et nos enquêtes sont beaucoup plus empiriques que livresque.

  1. Relation entre amour et sexualité

Dans le langage courant l’amour est employé pour désigner une affection, un sentiment qu’on éprouve pour une personne. Un spécialiste de la psychologie des sentiments a défini l’amour comme « une valorisation extrême de l’être aimé et une subordination de toutes choses à son bien » (E. de Greff). D’autres y voient « une recherche de communion, inspirée par la bienveillance et le plaisir, tendant au don réciproque de l’un à l’autre en vue de la réalisation d’objectifs communs » (Th. Haring : Calwer Bibellexikon). P. de Benoit disait plus simplement : aimer c’est penser à. Antoine de Saint Exupery disait quant à lui qu’ « aimer ce n’est pas se regarder l’un, l’autre, mais regarder ensemble dans la même direction ». Pour Saint Augustin l’amour est une présence. De manière générale, l’amour apparait comme un sentiment, un désir, une ouverture vers l’altérité. Il vise la communion ou la communication avec l’autre et participe à la réalisation de soi. Cependant, la dimension sentimentale, sensuelle de l’amour est la plus mise en exergue dans l’usage commune, surtout par les jeunes. « Je suis amoureux », ne signifie pas simplement qu’on éprouve une affection particulière pour quelqu’un, mais qu’on éprouve un ardent désir de communier avec l’autre. Celui dont on est tombé amoureux nous englouti et nos sens sont comme contrôlés par ce sentiment. Ce sentiment est souvent pris comme un désir. Or, l’acte sexuel est l’émanation d’un désir de satisfaire ses pulsions sexuelles. Le désir de satisfaire cette pulsion est un fait naturel pour toute personne pubère. Il est actionné par les hormones que nous avons dans l’organisme et commandé par les glandes hypotalamo-hypophysaire. Disons en bref les relations entre l’amour et la sexualité.

  • Les deux relèves du sentiment, d’un désir
  • L’amour et la sexualité sont tous deux considéras comme source de plaisir et de bonheur ;
  • L’amour et la sexualité favorise la communion et la communication entre deux personnes ;
  • L’amour est considéré par certaines personnes comme une propédeutique à la sexualité et la sexualité considéré comme une preuve de l’amour.

Ce constat n’est pas juste pourtant ! L’amour n’est pas simplement un sentiment, mais une présence, une force et une dynamique qui impulse notre être avec l’autre et pour l’autre. L’amour est l’émanation de l’être de Dieu en nous, car Dieu est amour. Avant d’examiner ce que c’est la sexualité rapeons-nous qu’en grec quatre vocables désignent l’amour. Ce sont :

  • Agapè : il désigne l’amour désintéressé, divin, universel et inconditionnel ;
  • Eros : c’est l’amour naturel, la concupiscence (inclination aux désirs sensuels), le plaisir corporel on parle aussi de l’amour sensuel (matérialisme).
  •  Storgè : c’est l’affection familial, l’amour familial ;
  • Philia : L’amitié, l’amour bienveillant, le plaisir de la compagnie.

Qu’est-ce qu’est donc la sexualité ?

Etymologiquement, les termes sexualité, sexe, sexué dérivent du latin sexus. Cette racine latine signifie » séparation, distinction, en relation avec la séparation ou la distinction biologique entre les sexes mâles et femelles. Certains réfutent cette étymologie et préfèrent son origine sanskrite qui renvoie à « celui qui suit », « celui qui accompagne » et donc «  ce qui unit ». Dans les deux cas, on a une idée de séparation et d’union. On ne sépare ce qui a été uni et on n’unit que ce qui est séparé. La deuxième définition nous permet de comprendre que le but du sexe est la procréation. Car ce qui suit ou accompagne renvoie à la progéniture. En grec le sexe est « phusis » et, a le sens de « souffle de vie », « force productrice ». « Eôs » est l’autre mot grec pour désigner le sexe et ce mot se rapporte à « porter de désir vers » et  « se mouvoir vers ». Le sexe au sens du genre est « génos ». Le mot sexualité renvoie à plusieurs phénomènes de la reproduction biologique, des comportements se rapportant à cette reproduction et les aspects culturels et cognitifs en rapport avec ces comportements sexuels. La sexualité est donc :

  • L’existence biologique d’organismes sexués ayant des caractères spécialisés et complémentaires pouvant permettre la reproduction.
  • Le comportement sexuel : comportement de reproduction (avec pour but la copulation qui conduit à la fécondation) et le comportement érotique (ayant pour but la stimulation du corps et des zones érogènes qui produit le plaisir érotique) ;
  • Tous les aspects affectifs et émotionnels (attachement romantique, désirs et plaisirs érotiques, passion, etc.) ;
  • Tous les aspects cognitifs et culturels en relation avec les trois phénomènes ci-haut cités (mœurs, croyance, valeurs, symboles, amour…).

Dans une étude faite par Mister L. sur la relation entre la sexualité et le sentiment amoureux, nous notons la conclusion suivante :

  • Il est parfaitement possible de ressentir et prendre du plaisir sexuel avec quelqu’un pour lequel on n’éprouve aucun sentiment, ce désir sexuel n’est pas forcément proportionnel à l’amour qu’on éprouve et l’exclusivité sexuelle (la fidélité) n’est pas une preuve d’amour, ou une preuve que le désir n’existe pas pour un autre objet que la personne aimée.
  • Il semble irréaliste de nier le fait que l’amour et le sexe sont totalement dissociables et ne participent pas des mêmes ressorts.

Cette conclusion nous permet de constater que les relations sexuelles ne sont pas toujours les preuves ou l’expression de l’amour. Donc, ce serait absurde de faire des rapports sexuels une preuve d’amour.

  1. Ce que la Bible dit de la sexualité

Il faut noter d’entrée de jeu que la question de la sexualité est complexe dans la Bible à cause du fait que le sexe est à la fois bon voire très bon et que le sexe est aussi ce par quoi Satan utilise pour faire tomber l’homme dans le péché. Selon Billy Graham, Dieu nous a donné un sexe pour trois raisons: pour la propagation de la race humaine, pour donner sa plénitude à l’amour véritable dans le mariage, et pour que l’homme et sa femme puissent exprimer leur unité. La Bible enseigne que « le mariage doit être honoré de tous et le lit conjugal exempt de souillure, car Dieu jugera les adultères ». Le mariage est le cadre et le lieu que Dieu a prévu pour que la sexualité soit exercée. Le mariage sanctifie la sexualité. D’aucun dirons que dans le mariage, la sexualité est un acte d’adoration, un culte, car elle nous fait savourer les merveilles de l’amour et de la grâce de Dieu.  Après l’union du premier couple humain dans le mariage, le péché s’est introduit et a corrompu les relations entre Dieu et l’Homme, entre les hommes et entre l’homme et son environnement. Le mariage est dorénavant menacé par le péché, d’où le septième commandement qui stipule  « tu ne commettras pas d’adultère ou d’immoralité sexuelle dont la fornication ». Le péché provoque la mort spirituelle, notre séparation d’avec Dieu qui nous plonge dans l’angoisse, l’inquiétude. Du coup, pour retrouver le bonheur et la paix perdu, les hommes se livrent à l’alcoolisme, la drogue, l’immoralité sexuelle. La convoitise est l’une des corolaires de l’immoralité sexuelle et se distingue de l’amour et de l’appréciation. Beaucoup de personnes pensent éprouver de l’amour pour leur partenaire alors qu’elles n’éprouvent qu’une attraction physique l’un pour l’autre. Cette attraction physique n’a pour finalité la satisfaction des désirs sensuels (baiser central, rapport sexuel, les caresses, etc.) le mauvais usage de la sexualité, fut-il dans le mariage, est contraire à la volonté de Dieu. Ce mauvais usage consiste violenter le partenaire, à faire de son partenaire un objet. Au jeune Timothée, l’apôtre recommande : « Fuis les passions de la jeunesse, et recherche la justice, la foi, l’amour, la paix, avec ceux qui invoquent le Seigneur d’un cœur pur ». 2 Timothée 2:22. On peut noter aussi ces autres textes qui donnent des orientations sur la sexualité des enfants de Dieu. « Si ceux qui ne sont pas mariés manquent de continence, qu’ils se marient ; car il vaut mieux se marier que de brûler. » (I Cor. 7, 8-9) ;
« Fuyez la débauche. Quelque autre péché qu’un homme commette, ce péché est hors du corps ; mais celui qui se livre à la débauche pèche contre son propre corps. Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu… ?» (ICor. 6,18-19). Ailleurs il est dit : « Que le mariage soit honoré de tous et le lit conjugal exempt de souillure, car Dieu jugera les débauchés et les adultères » (Héb.13,4).

Ces recommandations sont les vôtre en ce siècle où les passions serviles et débiles sont nombreuses et peuvent se nommer : l’immoralité sexuelle, le libertinage sexuelle, le mariage pour tous, la prostitution, la pornographie, la masturbation, etc. Les restrictions que la Bible apporte à la sexualité sont faites pour notre bonheur et notre épanouissement. User de sa sexualité comme on veut et quand on veut n’est pas une preuve de liberté comme on le prétend. Billy Graham nous propose quatre raison pour lesquelles Dieu interdit l’immoralité sexuelle.

  • Si nous sommes immoraux avant le mariage, le mariage peut en être affecté.
  • Le respect de cette ordonnance permet de nous protéger (maladies, malédictions, liens sataniques, etc.  Une jeune fille de la paroisse m’a demandé de prier pour elle juste après avoir couché avec un homme qui l’a révélé qu’il n’est pas simple et que ce n’est pas bien pour elle. Elle doit rencontrer u Pasteur pour prier pour elle.)
  • L’immoralité provoque un trouble émotionnel et un état d’insécurité constant auxquels Dieu veut nous protéger.
  • Dieu donne cette recommandation pour protéger notre société et raffermir notre nation.

Il convient de noter ce qu’une conseillère conjugale souligne dans un article. Elle précise que : « Le sexe est ce qui est le plus intime en nous. Coucher ensemble crée un lien, qu’on s’en défende ou pas. Ce lien est positif dans le mariage car il est fait dans un climat de sécurité, de confiance, d’engagement et de reconnaissance sociale, qui permet la transparence, la vulnérabilité, l’amour vrai. Ce lien est négatif s’il est établi hors mariage à cause de l’absence de l’un ou de plusieurs de ces éléments. La sexualité exige la sécurité affective, c’est-à-dire la confiance absolue en l’autre, la connaissance de l’autre et l’engagement sur le long terme, parce que coucher avec l’autre, c’est s’abandonner à l’autre, c’est lui donner notre intimité la plus profonde. Ce n’est pas un jeu ou un amusement. »

  1. Quelques astuces pour éviter l’immoralité sexuelle

Nous faisons nôtres, les dix astuces que Billy Graham nous suggère pour faire face aux problèmes sexuelles et êtres des jeunes exemplaire.

1) Eviter les mauvaises fréquentations. Si vous êtes dans une foule excitée, vous subirez obligatoirement quelque influence,

2) Evitez le « deuxième regard », Vous ne pouvez éviter le premier, mais vous pouvez ensuite détourner la tête, car c’est alors que la convoitise peut survenir.

3) Ayez de la discipline dans vos conversations. Evitez les plaisanteries grossières, les propos à double sens.

4) Attention à votre tenue. C’est à vous que, devant Dieu, revient la responsabilité de vous vêtir décemment. Une jeune femme qui a confié sa vie à Jésus-Christ dernièrement, nous a écrit: « Je vais maintenant m’habiller comme si Jésus allait m’accompagner ».

5) Choisissez soigneusement les programmes de télévision ou les films que vous allez voir.

6) Sélectionnez vos lectures. Tant de livres et de revues sont centrés sur l’attrait sexuel.

7) Veillez à ce qui occupe vos moments de loisirs. Le roi David ne faisait rien lorsqu’il vit la femme d’Urie et qu’il fut entraîné dans le péché.

8) Décidez fermement de ne permettre aucune familiarité de la part des autres et de vous en abstenir vous-même envers eux. Je crois sincèrement qu’une jeune fille qui a confié son cœur à Jésus possède une force intérieure la rendant capable de dire non aux avances d’un jeune homme, le plus charmant soit-il. Et je crois aussi qu’un jeune homme marchant avec le Christ sait discipliner sa vie.

9) Passez du temps dans la méditation des Saintes Ecritures. Le psalmiste disait: « Je serre Ta parole dans mon cœur afin de ne pas pécher contre Toi ». Mémorisez cette parole biblique et vous pourrez ainsi affronter l’ennemi au moment de la tentation. La Parole de Dieu est l’arme que le diable ne peut vaincre.

10) Que Jésus-Christ occupe votre cœur et votre vie. Le connaissez-vous comme votre Sauveur ? Je veux vous dire que Dieu vous aime, et qu’une foi intense en Dieu a gardé bien des hommes et des femmes de l’immoralité. Joseph avait cette foi-là. Et il put refuser les avances de la femme de Potiphar, même en sachant que cela pouvait l’amener en prison.

Conclusion

Au terme de cet exposé, nous pouvons retenir que l’amour n’a pas forcément de rapport avec la sexualité. La sexualité n’est pas toujours l’expression de l’amour, elle peut être simplement l’expression d’un désir corporel, sensuel. Le sexe comme l’home ou la femme est créé par Dieu et, par conséquent est une bonne chose. Son usage est voulu et ordonné par Dieu. A cause du péché qui altéré ce que Dieu a fait à l’origine, la sexualité a pris des contours qui ne sont pas toujours conforme à sa notice d’usage originelle. C’est dans la perspective de conserver la pureté et la sainteté de la sexualité que Dieu a établit un cadre et des ordonnances pour régulariser son usage. Ainsi, pour le jeune chrétien, le sexe et la sexualité doivent être réservés dans le cadre du mariage. Pour se conformer à cette volonté divine, le jeune chrétien doit se laisser investir par le Saint-Esprit et lui rester soumis. Il doit aussi éviter tout ce qui peut l’exposer et exciter sa libido.

Par GUIDEME Gabriel, Pasteur proposant

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LE JEÛNE QUI DÉBLOQUE DES SITUATIONS

jeûne

Le jeûne est la privation volontaire ou non, de nourriture, accompagné ou pas d’une consommation d’eau pendant un certain temps. Malgré le fait que les bienfaits du jeûne soient prouvés, certains sont frustrés quand ils n’en reçoivent pas les résultats escomptés. Il est impératif de connaitre les différents types de jeûnes afin d’en recevoir les bénédictions.

Le jeûne, est une pratique mystérieuse qui a prouvé son efficacité pratiquement dans tous les domaines de la vie de l’homme. Cette arme efficace à l’exaucement des prières et redoutable contre les forces des ténèbres. En parcourant toute la Bible, on découvre cinq types de jeûne.

I /  LES  TYPES DE JEÛNE DANS LA BIBLE

La Bible nous révèle divers types de jeûnes inspirés par Dieu dont les plus extraordinaires furent ceux de Moise, d’Elie le Thischbite et du Seigneur Jésus-Christ.

1. Le jeûne de 40 jours et 40 nuits : le jeûne de revêtement de puissance

Ce type de jeûne a été  pratiqué par Moise, Elie le Thischbite et le Seigneur Jésus-Christ.

Par Moïse :

« Moïse fut là avec l’Eternel quarante jours et quarante nuits. Il ne mangea point de pain, et il ne but point d’eau. Et l’Eternel écrivit sur les tables les paroles de l’alliance, les dix paroles. » [Exode 34 : 28]

Il est à remarquer qu’après cette période de jeûne rendue possible par la présence  du Dieu Tout-Puissant, le prophète Moïse était tellement renouvelé, régénéré et transformé que les fils d’Israël ne pouvaient fixer les regards sur lui comme l’Apôtre Paul le rapporta aux Corinthiens (2 Cor 3 :7). Cette expérience avec Dieu l’avait transformé physiquement au point où il rayonnait comme un chérubin [Exode 34 : 29-35].

Par Elie le Thischbite :

« L’ange de l’Eternel vint une seconde fois, le toucha, et dit : Lève-toi, mange, car le chemin est trop long pour toi. Il se leva, mangea et but ; et avec la force que lui donna cette nourriture, il marcha quarante jours et quarante nuits jusqu’à la montagne de Dieu, à Horeb. Et là, il entra dans la caverne, et il y passa la nuit. » [1 Rois 19 : 6-9]. Elie le prophète passa 40 jours à jeûner grâce à la nourriture que lui donna le Seigneur (L’ange de l’Eternel).

Par le Seigneur Jésus-Christ :

Le Seigneur jeûna pendant 40 jours et 40 nuits comme nous pouvons le lire dans Matthieu 4 : 2 « Alors Jésus fut emmené par l’Esprit dans le désert, pour être tenté par le diable. Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim ». Lorsque Luc relate cette expérience au 4e chapitre de son Évangile, il affirme au verset 14 ce qui suit «Jésus, revêtu de la puissance de l’Esprit, retourna en Galilée, et sa renommée se répandit dans tout le pays d’alentour. Il enseignait dans les synagogues, et il était glorifié par tous » [Luc 4 :14].

Précisons que le mot carême (utilisé par certains pour désigner le jeûne de 40) ne figure pas dans la Bible. Il est plutôt question de jeûne.

2. Le jeûne de 21 jours : le jeûne d’intercession et de révélation.

Ce type de jeûne fut pratiqué par le prophète Daniel  suite à la parole que le Seigneur lui adressa concernant la grande calamité qui menaçait le pays. Suite à cela, lui apparut l’ange Gabriel qui lui révéla les choses qui sont écrites dans le livre de la vérité : « En ce temps-là, moi, Daniel, je fus trois semaines dans le deuil. Je ne mangeai aucun mets délicat, il n’entra ni viande ni vin dans ma bouche, et je ne m’oignis point jusqu’à ce que les trois semaines fussent accomplies. … » [Daniel 10 : 1-6].

3. Le jeûne de 7 jours : le jeûne de supplication et de deuil

Ce jeûne a été pratiqué par le roi David lorsque son premier fils issu de son union illicite avec Betschéba était très malade et par les vaillants hommes de Jabès de Saul :

« David pria Dieu pour l’enfant, et jeûna ; et quand il rentra, il passa la nuit couché par terre. Les anciens de sa maison insistèrent auprès de lui pour le faire lever de terre ; mais il ne voulut point, et il ne mangea rien avec eux. Le septième jour, l’enfant mourut. Les serviteurs de David craignaient de lui annoncer que l’enfant était mort. … De retour chez lui, il demanda qu’on lui servît à manger, et il mangea. » 2 Samuel 12 :16-20

« Ils prirent leurs os, et les enterrèrent sous le tamaris à Jabès. Et ils jeûnèrent sept jours» [1 Samuel 31:13]

4. Le jeûne de 3 jours : le jeûne de combat et de ‘’déblocage’’

Ce jeûne communément appelé jeûne d’Esther, permis à la reine d’avoir la faveur du roi (malgré le décret) et aux enfants d’Israël d’échapper à un génocide planifié par Haman qui échoua et périt dans sa méchanceté. Voici ce que la Reine Esther demanda à son oncle Mardochée : « Va, rassemble tous les Juifs qui se trouvent à Suse, et jeûnez pour moi, sans manger ni boire pendant trois jours, ni la nuit ni le jour. Moi aussi, je jeûnerai de même avec mes servantes, puis j’entrerai chez le roi, malgré la loi ; et si je dois périr, je périrai. » [Esther 4:16]

5. Le jeûne d’une journée : le jeûne d’humiliation ou de repentance

« Et ce même jour, les Benjamites sortirent de Guibéa à leur rencontre, et ils étendirent encore sur le sol dix-huit mille hommes des enfants d’Israël, tous tirant l’épée. Tous les enfants d’Israël et tout le peuple montèrent et vinrent à Béthel ; ils pleurèrent et restèrent là devant l’Eternel, ils jeûnèrent en ce jour jusqu’au soir, et ils offrirent des holocaustes et des sacrifices d’actions de grâces devant l’Eternel. Et les enfants d’Israël consultèrent l’Eternel, c’était là que se trouvait alors l’arche de l’alliance de Dieu, … » [Juges 20:25-26]

« Et ils s’assemblèrent à Mitspa. Ils puisèrent de l’eau et la répandirent devant l’Eternel, et ils jeûnèrent ce jour-là, en disant : Nous avons péché contre l’Eternel ! Samuel jugea les enfants d’Israël à Mitspa. » [1 Samuel 7:6]

« Ils furent dans le deuil, pleurèrent et jeûnèrent jusqu’au soir, à cause de Saül, de Jonathan, son fils, du peuple de l’Eternel, …» [2 Samuel 1:12]

« Jonas fit d’abord dans la ville une journée de marche ; il criait et disait : Encore quarante jours, et Ninive est détruite ! Les gens de Ninive crurent à Dieu, ils publièrent un jeûne, et se revêtirent de sacs, depuis les plus grands jusqu’aux plus petits. La chose parvint au roi de Ninive ; il se leva de son trône, ôta son manteau, se couvrit d’un sac, et s’assit sur la cendre. Et il fit faire dans Ninive cette publication, par ordre du roi et de ses grands ; Que les hommes et les bêtes, les bœufs et les brebis, ne goûtent de rien, ne paissent point, et ne boivent point d’eau !...» [Jonas 3 :4-10]

II /  LES BIENFAITS SPIRITUELS ET NATURELS DU JEÛNE

Le jeûne apporte de nombreuses bénédictions spirituelles, matérielles et physiques. Il constitue aussi une arme redoutable contre les forces des ténèbres. Tous ceux qui l’ont pratiqué dans les normes, ont toujours eu la victoire sur les forces ténébreuses. Aujourd’hui, encore tout ceux qui comme Josaphat, le peuple de Juda, Daniel, Esther Elie, Moise et tous les saints de la Bible se mettent dans les même dispositions obtiennent et obtiendrons les mêmes résultats. Aucun sujet ou besoin ne peut résister à cet instrument mystérieux au service de la prière.

1 /   Les bienfaits spirituels du jeûne

Le jeûne comporte de nombreux avantages au plan spirituel que nous pouvons  le noter dans le texte d’Ésaïe 58. Ils se résument comme suit :

-L’exaucement des prières

Selon qu’il est écrit : « Alors tu appelleras, et l’Eternel répondra; Tu crieras, et il dira: Me voici! »[Ésaïe 58 : 9]

La bouche de l’Eternel qui ne ment point a parlé. Notre Dieu qui exauce les prières promet que lorsque celui qui jeûne appellera, il répondra quel que soit le sujet pour lequel il appelle.

  • Une communion plus intense avec Dieu ainsi qu’une soumission totale à sa volonté comme il l’affirme lui-même : « L’Eternel sera toujours ton guide, Il rassasiera ton âme dans les lieux arides,… Alors tu mettras ton plaisir en l’Eterne[Ésaïe 58 : 11, 14]

Tous ceux qui ont fait l’expérience du jeûne ont le témoignage en eux-mêmes que pendant cette période, ils se sont rapprocher du Seigneur et ont veillé sur leurs actions afin qu’elles soient en conformité avec sa volonté et cela sans aucune contrainte.

  • Une élévation et de riches bénédictions qui dépassent le cadre immédiat des sujets pour lesquels celui jeûne s’approche de Dieu dans la prière comme nous le lisons encore dans le chapitre 58 du livre d’Esaïe : « Et je te ferai monter sur les hauteurs du pays, Je te ferai jouir de l’héritage de Jacob, ton père; Car la bouche de l’Eternel a parlé. » [Ésaïe 58 : 14]
  • Le témoignage que nous sommes en communion avec le Seigneur par notre entourage parce qu’ils voient les merveilles opérées par Dieu comme il le dit lui-même : « Ta lumière se lèvera sur l’obscurité, Et tes ténèbres seront comme le midi. »[Ésaïe 58 : 10]
  • L’abandon des penchants de la chair afin de se conformer aux exigences du jeûne comme il est écrit : « … Que nous sert de jeûner, si tu ne le vois pas? De mortifier notre âme, si tu n’y as point égard? Voici, le jour de votre jeûne, vous vous livrez à vos penchants, Et vous traitez durement tous vos mercenaires. Voici, vous jeûnez pour disputer et vous quereller, Pour frapper méchamment du poing; Vous ne jeûnez pas comme le veut ce jour, Pour que votre voix soit entendue en haut. Est-ce là le jeûne auquel je prends plaisir, Un jour où l’homme humilie son âme? Courber la tête comme un jonc, Et se coucher sur le sac et la cendre, Est-ce là ce que tu appelleras un jeûne, Un jour agréable à l’Eternel? Voici le jeûne auquel je prends plaisir: Détache les chaînes de la méchanceté,… »

                        2 /   Les bienfaits naturels du jeûne

Le jeûne ne comporte pas que des bienfaits spirituels. Elle comporte aussi de nombreux avantages naturels que nous pouvons énumérer comme suit :

  • La Victoire sur la maladie comme le Seigneur le grand médecin l’a promis « … Et ta guérison germera promptement… »[Ésaïe 58 : 10]

Beaucoup de personnes après avoir jeûné pour des sujets autres que la guérison ont été miraculeusement guéries des maladies qui les acculaient. Voici ce qu’affirma Hippocrate (460-375 av. J.-C.) l’un des pères de la médecine moderne «Il faut être mesuré en tout, respirer de l’air pur, faire tous les jours (…) de l’exercice physique et soigner ses petits maux par le jeûne plutôt qu’en recourant aux médicaments». Parfois, il arrive que nous n’imaginions pas les infinies richesses contenus dans cet instrument mystérieux qu’est le jeûne. Le Seigneur qui a payé à la croix le prix de la guérison l’a promis et il veille sur sa parole pour l’accomplir (Jérémie 1:12).

  • Le rajeunissement et la régénération des cellules du corps selon qu’il est écrit : « Et il redonnera de la vigueur à tes membres; Tu seras comme un jardin arrosé, Comme une source dont les eaux ne tarissent pas. »[Ésaïe 58 : 11]

Il est prouvé médicalement que par le jeûne les cellules, les organes, les tissus du corps et même le cerveau sont renouvelés. Voici ce que des études et des expériences sur le jeûne ont révélées :

« Les pores de la peau sont des canaux par lesquels le corps se débarrasse de nombreuses toxines, surtout pendant le jeûne. Pour cette raison, Jésus dit : »Lave ton visage » (Matthieu 6 : 17).

Les reins sont activés par une fréquente absorption d’eau, ce qui dilue l’urine et élimine les toxines.

Les poumons ont également la fonction d’éliminer les toxines du corps par l’haleine. C’est pour cette raison qu’il est nécessaire de rester longtemps à l’air frais, en respirant profondément, ainsi que d’ouvrir souvent les fenêtres.

Les intestins sont aussi un important canal d´élimination. Il ne faut pas s’inquiéter si l’activité de l’intestin diminue, puisqu’il n´y a aucune ingestion de nourriture. En cas d’urgence, un lavement produirait de bons effets. De même, il est fortement conseillé de faire de l’exercice. Jeûner est le meilleur moyen de mettre fin aux dérangements de fonction physique. Cela se confirme surtout pour les maladies d’estomac.

Lors d’un long jeûne, on obtient pour ainsi dire un nouvel estomac. C’est pourquoi il est nécessaire de ne pas ingurgiter brusquement de la nourriture trop riche après un jeûne, mais de recommencer à se nourrir d’abord de jus de fruits, et ensuite de fruits frais. S’il est en mauvaise santé, le corps sera aidé par l’intermédiaire du jeûne de façon multiple.

Jeûner rajeunit les glandes, les reins, le sang, le foie, les yeux, ainsi que la gorge

Nous mettons au défi tous ceux qui mettent en doute de la véracité de l’efficacité du jeûne de s’y mettre afin d’en tirer leur propre conclusion comme notre Seigneur Jésus-Christ l’a annoncé dans l’Evangile de Jean au chapitre 7 verset 16 -17 «Jésus leur répondit: Ma doctrine n’est pas de moi, mais de celui qui m’a envoyé. Si quelqu’un veut faire sa volonté, il connaîtra si ma doctrine est de Dieu, ou si je parle de mon chef. » [Jean 7 : 16 -17]

III /  POURQUOI LE JEÛNE NE PRODUIT PAS LE RESULTAT ATTENDU

Le jeûne, quoiqu’étant un instrument très efficace au service de la prière, ne peut produire les résultats escomptés s’il est mal utilisé. La Bible en parle en Esaïe 58 :1-14 :

  1/ …Vous ne jeûnez pas comme le veut ce jour (Esaïe 58 :1-5 ):

Jeuner est une bonne chose encore si l’on fait de ces jours des occasions de sacrifices et de consécration totale. Autrement le Seigneur n’accorde pas l’exaucement :

 « Crie à plein gosier, ne te retiens pas, Elève ta voix comme une trompette, Et annonce à mon peuple ses iniquités, A la maison de Jacob ses péchés !… Vous ne jeûnez pas comme le veut ce jour, Pour que votre voix soit entendue en haut. … Est-ce là le jeûne auquel je prends plaisir, Un jour où l’homme humilie son âme ? Courber la tête comme un jonc, Et se coucher sur le sac et la cendre, Est-ce là ce que tu appelleras un jeûne, Un jour agréable à l’Eternel ?

Ce passage montre qu’il faut faire l’effort pour se conduire correctement, tout en posant des actes de piété durant le moment de jeûne. Car ceux qui limitent le jeûne par le fait de se priver de nourriture et d’eau, finissent dans des déceptions et des plaintes concluant que Dieu n’exauce pas leurs prières. Ils se disent en eux-mêmes comme le dit l’Ecriture : « Que nous sert de jeûner, si tu ne le vois pas ? De mortifier notre âme, si tu n’y as point égard ? » [Ésaïe 58 : 3]

Le Seigneur lui-même répond à cet état de fait en montrant pourquoi il n’exauce pas certaines prières appuyées par le jeûne en disant «…Vous ne jeûnez pas comme le veut ce jour, Pour que votre voix soit entendue en haut…» [Ésaïe 58 : 4].

Notre Dieu n’a-t-il pas dit par la bouche de son serviteur Jacques ce qui suit ? : « Vous demandez, et vous ne recevez pas, parce que vous demandez mal, dans le but de satisfaire vos passions. »  [Jacques 4 : 3]

     2 /  …parce que vous demandez mal …[Jacques 4 :3]

Parfois, certains se demandent après avoir fait plusieurs jours de jeûne pourquoi ils n’ont pas été exaucés. En réalité, c’est parce que leurs motifs ne sont pas conformes à sa volonté de Dieu. Il est donc important de demander toute chose selon la volonté de Dieu : « Nous avons auprès de lui cette assurance, que si nous demandons quelque chose selon sa volonté, il nous écoute. Et si nous savons qu’il nous écoute, quelque chose que nous demandions, nous savons que nous possédons la chose que nous lui avons demandée quelle qu’elle soit »[1 Jean 5 : 14-15]

  • Le Seigneur accorde la guérison et la délivrance par le jeûne à ceux qui lui demande parce que cela est conforme à sa volonté : «Jésus se rendit ensuite à la maison de Pierre, dont il vit la belle-mère couchée et ayant la fièvre. Il toucha sa main, et la fièvre la quitta; puis elle se leva, et le servit. Le soir, on amena auprès de Jésus plusieurs démoniaques. Il chassa les esprits par sa parole, et il guérit tous les malades, afin que s’accomplît ce qui avait été annoncé par Esaïe, le prophète: Il a pris nos infirmités, et il s’est chargé de nos maladies. » [Matthieu 8 : 14-17]
  • Le Seigneur accorde la prospérité spirituelle et matérielle parce que cela est conforme à sa volonté : « Bien-aimé, je souhaite que tu prospères à tous égards et sois en bonne santé, comme prospère l’état de ton âme. »[3 Jean 2]

« Car vous connaissez la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ, qui pour vous s’est fait pauvre, de riche qu’il était, afin que par sa pauvreté vous fussiez enrichis. »[2 Corinthiens 8 : 9 ]

  • Si le voyage, le mariage ainsi que tous les autres sujet pour lesquels nous nous nous humilions par le jeûne sont conformes à la volonté du Seigneur, nous pouvons être sûr qu’il nous exaucera certainement car il le Dieu fidèle et véritable qui écoute les prières de ceux qui l’invoque avec foi et sincérité.

        3/ …Cette sorte de démon ne sort que par le jeûne… [Matthieu 17 : 21]

Ce passage constitue un sujet de confusion dans le monde religieux d’aujourd’hui. Par une mauvaise interprétation de cette parole, certains prédicateurs mal inspirés imposent systématiquement un jeûne à tous ceux qui sont malades ou tourmentés par un démon. Cependant, une analyse du passage nous permettra de comprendre qu’en donnant cette révélation à Ses disciples, notre Seigneur parlait du fait que ce genre de démon ne sortait que par le jeûne et la prière (la prière de foi produite par le jeûne). Le jeûne doit être surtout observé par  ceux qui chassent le démon.  Le possédé ou le malade n’est pas obligé de jeûner, mais plutôt celui qui prie. Lisons : Matthieu 17:18 à 21 «Jésus parla sévèrement au démon, qui sortit de lui, et l’enfant fut guéri à l’heure même.  Alors les disciples s’approchèrent de Jésus, et lui dirent en particulier: Pourquoi n’avons-nous pu chasser ce démon? C’est à cause de votre incrédulité, leur dit Jésus. Je vous le dis en vérité, si vous aviez de la foi comme un grain de sénevé, vous diriez à cette montagne: Transporte-toi d’ici là, et elle se transporterait; rien ne vous serait impossible. Mais cette sorte de démon ne sort que par la prière et par le jeûne. »

Le jeûne auquel Dieu prend plaisir

Que Dieu vous bénisse richement et vous exauce dans tous vos moments de jeûne, à travers ce passage d’Esaïe 58 :6-10

« Voici le jeûne auquel je prends plaisir : Détache les chaînes de la méchanceté, Dénoue les liens de la servitude, Renvoie libres les opprimés, Et que l’on rompe toute espèce de joug ; Partage ton pain avec celui qui a faim, Et fais entrer dans ta maison les malheureux sans asile ; Si tu vois un homme nu, couvre-le, Et ne te détourne pas de ton semblable. Alors ta lumière poindra comme l’aurore, Et ta guérison germera promptement ; Ta justice marchera devant toi, Et la gloire de l’Eternel t’accompagnera. Alors tu appelleras, et l’Eternel répondra ; Tu crieras, et il dira : Me voici ! Si tu éloignes du milieu de toi le joug, Les gestes menaçants et les discours injurieux,  Si tu donnes ta propre subsistance à celui qui a faim, Si tu rassasies l’âme indigente, Ta lumière se lèvera sur l’obscurité, Et tes ténèbres seront comme le midi ».

Pasteur Honoré Dro

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Homélie : LE TEMPS D’UNE TRANSFORMATION SPIRITUELLE.

le tps de la transformation

Un proverbe Iranien dit : « La nécessité peut changer un lion en un renard. » Un autre proverbe ajoute : « Si vous dansez avec le diable, vous ne pouvez pas le transformer mais il se transformera. »
Beaucoup de gens souffrent aujourd’hui, non pas tant du culte de la personnalité, mais surtout du culte du corps. Nous vivons dans un monde où tous aimeront avoir un corps mince avec des muscles développés. Les publicités et les médias portent aujourd’hui sur la forme dite du ‘corps de star’. Nous voulons donc tous une transformation physique. Dans cette frénésie de transformation physique, personne ne pense à la transformation de l’esprit. Notre corps nous préoccupe plus que notre esprit. Le voyage du Carême résonne aujourd’hui sur ce besoin de changement spirituel ou sur le métabolisme de notre esprit. Nous sommes tous invités à subir un processus de transfiguration, c’est-à-dire à avoir non pas un changement quantitatif, mais plutôt qualitatif dans notre être. La transfiguration est en fait notre vocation, ce à quoi Dieu nous appelle en tant que chrétiens.
La première lecture d’aujourd’hui est la narration de la vocation d’Abraham, un voyage de transformation qui fera de lui, de l’homme sans fils au père d’un nombre de peuple. Avec l’appel d’Abram, nous apprenons que toute transformation est un appel à passer d’une réalité antérieure à une nouvelle ; d’un lieu de stérilité précédent à un autre de fertilité. Ainsi, le Seigneur a appelé Abram, disant : « Quitte ton pays, ta parenté et la maison de ton père, et va vers le pays que je te montrerai. Je ferai de toi une grande nation. »
De notre côté, comme Abram, nous n’avons pas à avoir peur d’aller vers l’inconnu. La peur paralyse et entrave tout chemin vers la transformation. En tant que chrétiens, il est indispensable pour nous d’entreprendre ce chemin de transformation avec Dieu. Nous devons, d’une manière ou d’une autre, quitter nos ‘pays’, c’est-à-dire nos zones de confort et nous ouvrir à de nouvelles réalités, avec tout ce que ce voyage pourrait avoir comme surprises et difficultés. Puissions-nous ne pas manquer de dire que tout voyage à ses côtés difficiles ; la plupart du temps, le voyage vers l’inconnu est fait de croix. Ainsi, saint Paul, dans la deuxième lecture, peut en faire une exhortation pour tous : « Fils bien-aimé, avec la force de Dieu, prends ta part des souffrances liées à l’annonce de l’Évangile. » N’ayez pas peur de souffrir. Craignez plutôt de manquer l’occasion de vous transformer de votre ancien être en un nouveau.
L’Évangile a un message plus grand sur la transformation. Il s’agit de la Transfiguration du Christ sur le Thabor. Nous apprenons ici que ce qui importe le plus n’est pas la transformation corporelle, mais le spirituel. Matthieu raconte l’histoire de la transfiguration du Seigneur devant trois de ses disciples. L’on semble nous dit que nous aussi pouvons vivre un si grand événement de transformation ou de transfiguration si nous prenons le temps d’écouter la voix du Père.
Au centre de la scène de la transfiguration se trouvent deux éléments, la voix qui se fait entendre et la révélation sur la Passion du Seigneur. La voix présente Jésus. Une autre épiphanie avec une recommandation : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie : écoutez-le ! » Et puis le deuxième élément, ce dont Moïse et Élie discutent avec le Seigneur, ses souffrances et sa mort.
À propos de la transfiguration du Christ et de notre propre transfiguration personnelle, le Catéchisme a un bel article. Il affirme : « Au seuil de la vie publique : le Baptême ; au seuil de la Pâque : la Transfiguration. Par le Baptême de Jésus « fut manifesté le mystère de notre première régénération » : notre Baptême ; la Transfiguration « est le sacrement de la seconde régénération » : notre propre résurrection. Dès maintenant nous participons à la Résurrection du Seigneur par l’Esprit Saint qui agit dans les sacrements du Corps du Christ. La Transfiguration nous donne un avant-goût de la glorieuse venue du Christ « qui transfigurera notre corps de misère pour le conformer à son corps de gloire » (Ph 3, 21). Mais elle nous rappelle aussi qu’ »il nous faut passer par bien des tribulations pour entrer dans le Royaume de Dieu » » CEC. 556.
De la liturgie d’aujourd’hui, nous avons une invitation spéciale à ne pas avoir peur d’écouter le Seigneur qui nous appelle à un voyage de transformation. En fait, ce temps de Carême est la grande opportunité pour nous de rayonner, de nous transformer. Cependant, tout comme l’œuf ne peut pas devenir un poussin sans souffrance, nous ne pourrons pas non plus nous transformer en véritables disciples sans l’expérience de la Croix. La transfiguration du Christ annonce sa passion, sa mort et sa résurrection. Notre propre transfiguration suivra également le même schéma. La croix se dresse comme l’autoroute ou le pont vers la glorification.

Stan le Héros

R Kappy louis

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 Sur la route de la sainteté : la loi de l’amour.

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Sur la route de la sainteté : la loi de l’amour.
Un proverbe Latin dit : « Ce que la loi vous obligera à faire, faites de votre plein gré. » Un autre proverbe ajoute : « La loi est bonne, si l’homme l’utilise légalement. »
La justice est bien administrée lorsqu’elle est faite avec droiture. La correction est bien appréciée lorsqu’elle est accompagnée d’amour. Malheureusement, en tant qu’êtres humains, notre justice est biaisée ou marquée par la corruption du péché. Nous jugeons les autres sur des normes ou des bases qui manquent de charité et d’humanisme.
Le temps de Carême vient comme une invitation à vous et à moi, à être plus humains dans nos relations avec nos semblables, afin que nous puissions être divins. Tout commence par un appel : « Soyez saints, car moi, le Seigneur votre Dieu, je suis saint. » Et pour que nous puissions atteindre cette sainteté, certaines exigences. De là sont tiré les commandements que nous lisons dans la première lecture d’aujourd’hui.
Avec cette première lecture, nous avons ce que nous pourrions appeler, la racine de la vie morale d’Israël. Elle donne les principes sur lesquels la société est construite. Et le thème général de cette vie morale est la sainteté, car Dieu qui donne la loi est saint.
La loi n’est pas un appel à un ritualisme vide, mais un culte qui mène à la perfection. Le côté le plus efficace de toutes les prescriptions de la Loi peut être vu, au-delà de l’appel à la sainteté, dans cet autre article : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » C’est un appel à accorder une réelle attention aux autres et pas seulement à soi-même. Personne n’atteint la perfection en prenant seulement soin de lui-même. Nous devenons parfaits lorsque nous ouvrons notre cœur et nos mains pour embrasser les autres, pour faire nôtre leurs besoins.
En ce sens, le Lévitique pourrait nous enseigner que le passage à la perfection ou à la sainteté consiste à faire une option préférentielle non pas pour l’ego, mais pour l’alter-ego. C’est-à-dire montrer un amour et une préoccupation singulièrement choisis aux membres les plus faibles de nos sociétés, les malades, les personnes âgées, les rejetés, les orphelins, les veuves. La compassion envers eux est l’expression parfaite d’être une personne respectueuse des lois. Nous ne pouvons pas atteindre la sainteté sans faire comme Dieu, C’est-à-dire accueillir ceux que le monde rejette.
Les commandements de Dieu ne sont pas des mesures coercitives. Ils sont plutôt destinés à la vie de l’homme et afin de l’aider à construire l’harmonie et la paix dans la société. La finalité de tout ce que le Seigneur ordonne est que l’homme puisse aimer comme Dieu aime. Celui qui se focalise à juger les autres sur la base de ses propres normes ne découvre pas la préciosité de l’amour.
Cette injonction du Lévitique : « Soyez saints, car moi, le Seigneur votre Dieu, je suis saint », pourrait donc se traduire par « aimez les autres, car moi, le Seigneur votre Dieu, je vous aime. » Et cela pourrait bien être une clé de lecture de l’Évangile d’aujourd’hui. Car l’amour, exprimé dans la charité ou le service aux nécessiteux, est ce qui mène à la sainteté.
Jésus, dans l’Évangile, révèle le plus grand mystère du Royaume de Dieu. Ce n’est rien d’autre qu’un Royaume d’Amour. Par conséquent, n’y accèderont que ceux qui font de l’amour la raison de leur vie, ceux qui savent étendre un soin affectueux aux nécessiteux, aux pauvres, aux marginalisés, aux affamés, aux parias de notre monde. En les servant, on s’assure d’un visa, ou mieux, d’une carte d’embarquement pour le royaume de Dieu.
Dans ce voyage de Carême, faisons notre tâche principale, aimer et servir et prendre soin de Jésus dans nos frères et sœurs dans le besoin. Car celui qui sert les pauvres sert Dieu qui est en eux. Le plus important est la loi de l’amour, et non pas l’amour scrupuleux de la loi. Notre devoir principal sur cette terre est d’aider les autres. Si nous ne le découvrons pas, nous sommer en train de gaspiller des opportunités données par Dieu. À la fin de notre vie, le module du jugement de Dieu sera unique : l’amour. Comment l’avons-nous aimé sous les traits des autres ?

Stan le Héros

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Homélie : « VOICI MAINTENANT LE MOMENT FAVORABLE. »

enfant cendre

Un proverbe Britannique dit : « Un bon fermier n’est ni plus ni moins qu’un homme de main avec un sens de l’humus. » Un autre proverbe ajoute : « Cendres à la cendre, poussière à la poussière, si le Seigneur ne vous comprend pas, le diable se doit de. »
Aujourd’hui, la pénitence du Carême a commencé. Nous nous sommes embarqués dans un voyage de quarante jours de spéciale méditation sur le néant humain et l’amour providentiel de Dieu ; un amour qui ne regarde pas à nos péchés, mais qui est plutôt désireux de pardonner jusqu’à se donner pour nous. Le mercredi des cendres marque le début de l’amour immense de Dieu qui le conduira à se sacrifier pour le salut des pécheurs.
En nous ouvrant à ce voyage, le signe des cendres bénies est une invitation à répondre à l’appel du Seigneur à la conversion. Nous sommes tous exhortés à revenir vers lui de tout notre cœur et à lui exprimer notre désir intérieur de renouveau.
Avant d’entrer dans la profondeur de la liturgie d’aujourd’hui, réfléchissons au symbolisme des Cendres. Les cendres sont, on peut le dire, un simple signe mais avec un message profond. Ce n’est pas un sacrement, ni un sacramentel. Par nature, les cendres sont les choses les plus inutiles. Personne ne valorise réellement les cendres, si ce n’est pour être versées sous les arbres comme engrais ou jetées comme ordures. Il n’y a pas de maisonnée où l’on puisse voir des cendres jalousement et précieusement gardées. C’est au contraire assez encombrant. Néanmoins, au niveau spirituel, cela symbolise une grande valeur : l’humilité. La cendre ramène l’homme à son origine, ‘Humus’, et cela lui rappelle son néant.
L’imposition des Cendres, alors que nous entrons dans notre pèlerinage de Carême est alors, un grand rappel pour nous, que nous sommes faits de rien, de l’humus, et en rien nous ne retournerons. Ainsi, ces paroles du prêtre et des ministres, tout en marquant notre front, « Souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras à la poussière. » Plus qu’un simple avertissement pour nous faire peur, c’est en fait une invitation ferme à nous convertir et à croire en la Bonne Nouvelle.
Le Temps de Carême est donc le moment par excellence du repentir. Et les lectures d’aujourd’hui sont toutes synchronisées sur ce besoin. Paul, en deuxième lecture, le lance comme une invitation, nous implorant, « laissez-vous réconcilier avec Dieu. » Et il termine son discours en disant : « Le voici maintenant le moment favorable, le voici maintenant le jour du salut. » Bien que courts, ces mots sont un appel fort et donnent tout le sens du Carême. Un moment très favorable pour se rapprocher de Dieu. Un temps pour se dépouiller du péché et embrasser la justice. Le Carême en ce sens n’est pas un temps d’auto-punition. Mais un temps pour embrasser la bonté, un temps de victoire sur le mal.
Nos privations ou abstinences de Carême, au-delà du sens de la mortification, doivent être considérées et entreprises non pas comme une punition, mais comme une aide pour nous rapprocher de Dieu.
Dans ce sens, la première lecture peut être bien comprise lorsque le prophète Joël nous appelle à retourner au Seigneur de tout notre cœur. Nous sommes exhortés à déchirer nos cœurs, non pas nos vêtements. Nous lisons clairement que les vraies mortifications ne sont pas tant ces pratiques externes que les pratiques intérieures et les exercices corporelles. Il ne suffit pas d’avoir le visage sombre de Vendredi Saint, des vêtements sales et les lèvres sèches pour dire que nous obéissons aux observances du Carême. Nous avons besoin d’une conversion intérieure et d’un renouvellement sincère.
Sur la façon de vivre cette conversion intérieure, les exercices corporels et spirituels, dans l’Évangile, le Seigneur Jésus donne des moyens détaillés : l’aumône, la prière et le jeûne. Ces pratiques spirituelles et corporelles ne sont cependant pas une parade ou exhibition. Le Carême n’est pas le moment de montrer sa religiosité. Ce n’est pas un temps pour nous impressionner, impressionner les autres ni impressionner Dieu.
Nous jeûnons, nous donnons l’aumône, et nous prions, non pas en vue de surprendre ou faire une démonstration aux autres de notre super-chrétienté. Tout ce que nous faisons en ce temps, c’est pour que nous revenions à Dieu. N’oublions donc pas le vrai sens des cendres qui nous ont été imposées : l’humilité. Que notre prière, notre aumône et notre jeûne soient revêtus de cette humilité. Car tout ce qui se fait sans humilité et en vue d’impressionner mène à la vaine gloire, et donc au péché. En cette période de grâce, n’ajoutons donc pas de péché à nos péchés.
De manière pratique, nous pourrions décider, en ce temps de transformation intérieure et extérieure, de ne prendre aucune photo de nos bonnes actions et de nos œuvres caritatives envers les nécessiteux. Dieu les voit déjà. Pas donc besoin de montrer ce que vous faites au monde entier sur Facebook ou tout autre réseau social. Deuxièmement, ne siffler aucune trompette sur notre jeûne ; prier sans publicité. Le Carême est un temps d’humilité. Devenons véritablement ce que nous sommes, ‘humus’, et nous seront plus proche de Dieu.

Stan le Héros

R par Louis Kpadessi

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Homélie : La véritable prière.

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Un proverbe Espagnol dit : « Quand le diable dit ses prières, il veut vous tromper. » Un autre proverbe ajoute : « Si les prières des chiens étaient exaucées, les os pleuvraient du ciel. »
Certaines personnes se plaignent toujours que bien qu’elles prient, elles viennent à l’église tous les dimanches, jeûnent et même veillent dans les sanctuaires et sont très dévots à de nombreux saints, leurs requêtes et prières semblent inouïes, inefficaces. Beaucoup d’autres parviennent à la conclusion que Dieu les a abandonnés ou qu’il n’y a pas de Dieu pour eux.
Ce que nous oublions souvent dans nos prières, c’est que la prière n’est pas un acte de l’ego. Ce n’est pas la consécration de l’égoïsme. Prier, ce n’est pas s’exposer soi-même, ni agir seulement pour soi au détriment des autres. Si nous prions, ne recherchant que des intérêts personnels et égoïstes, cela est tout sauf une prière. Vous ne prierez pas que Dieu élimine tous vos oppresseurs et ennemis et attendre une réaction positive de sa part. Il y a certaines sortes de pétitions auxquelles Dieu ne répond jamais.
L’apôtre Jacques, nous lisons aujourd’hui, avec des mots simples le dit clairement. « Vous n’obtenez rien parce que vous ne demandez pas ; vous demandez, mais vous ne recevez rien ; en effet, vos demandes sont mauvaises, puisque c’est pour tout dépenser en plaisirs. »
Certaines pétitions dans nos prières sont intrinsèquement erronées, remplies du soi et de mauvaises intentions. Dieu qui déteste la méchanceté de l’homme ne donnera pas de réponse positive à de telles requêtes. La vie de certaines personnes est chargée de toutes sortes de péchés et ils viennent à l’église tous les dimanches pensant pouvoir distraire Dieu. Vous pouvez bien cacher vos péchés aux hommes, mais pas à Dieu. Commencez d’abord par amender votre conduite si vous voulez que vos prières soient entendues et exaucées.
Jacques demande : « Ne savez-vous pas que l’amour pour le monde rend ennemi de Dieu ? » Si l’un fixe sa priorité sur ce monde, Dieu, par conséquent, devient secondaire dans sa vie. Aussi, ne prévaudra que pour lui les choses de ce monde. Pas étonnant que celui-ci n’obtienne rien de Dieu. Il est déjà comblé par les réalités terrestres, principalement assombries par les péchés. Dieu ne peut pas demeurer là où règne le péché. Il n’y a pas de cohabitation possible entre la justice et la méchanceté ou perversité. Par conséquent, les prières des méchants sont vaines. Commencez par vous demander d’abord comment priez-vous et comment va votre vie, puis comprendrez-vous pourquoi vos prières semblent sans réponse.
Ce langage de l’apôtre Jacques pourrait sembler assez dur et à la limite une accusation, mais cela destiné à nous réveiller. Nous sommes tellement habitués aux prédications qui nous maintiennent endormis. Il est maintenant temps de nous réveiller et de réinventer notre vie chrétienne et notre appartenance au Seigneur.
La plupart de nos prières sont parfois une recherche du soi. Nous prions à la recherche de positions et de gloire. Le Seigneur dans l’Évangile attire l’attention de ses disciples sur cette question. Alors qu’il leur annonçait sa passion et sa mort à venir, les apôtres se battaient au plus profond d’eux-mêmes sur des calculs mesquins et égocentriques ; ils discutaient « entre eux pour savoir qui était le plus grand. » Le Seigneur, au contraire, les appelle à une vie altruiste, à devenir des humbles serviteurs de tous et à imiter les enfants. C’est en fait cela notre vraie mission en tant que chrétiens, non pas la recherche de soi, mais la soif du bien des autres, choisir la petitesse afin d’être élevé par Dieu. La prière authentique est celle qui est nourrie d’humilité et ouverte aux besoins des autres, et non pas seulement à soi. Et terminerons avec ce sage proverbe Roumain qui dit : « Les prières des méchants ne prévaudront pas. » Alors, mettez de côté toute méchanceté si vous voulez que Dieu entende vos supplications.

Stan le Héros

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